En Orient, deux hommes se promenaient sur un chemin, en conversant amicalement. En fait, ils parlaient de spiritualité. Mais ces deux hommes avaient des convictions bien différentes. L’un d’eux était un occidental chrétien, et l’autre un oriental, prêtre bouddhiste.
Alors que, sans faire attention, le premier avait marché sur une fourmilière qui se trouvait sur le chemin, le bouddhiste le reprit en lui disant: «Faites attention où vous marchez, vous avez peut-être tué certains de mes ancêtres!»
Le fautif, qui connaissait bien les traditions et convictions de son ami, liées à la réincarnation, se garda bien de se moquer, et même de sourire. Il savait que la situation n’avait rien d’anecdotique aux yeux du bouddhiste. Il prit au sérieux la réprimande, et s’excusa: «Je suis navré, je n’ai pas vu cette fourmilière. Comment pourrais-je expliquer à ces fourmis que cela me fait de la peine de les avoir troublées et leur demander pardon?»
Le prêtre réfléchit un instant puis déclara: «Il n’y a qu’un moyen. Il faudrait que vous renaissiez fourmi et que vous viviez parmi elles. Ainsi vous pourriez leur expliquer que vous n’avez pas voulu leur nuire».
Le chrétien occidental réalisa que la réponse de son ami était exactement ce qu’il fallait pour qu’il puisse enfin comprendre le message de l’évangile. Il lui expliqua alors les raisons de la venue du Christ à partir de la situation qu’il venait d’évoquer:
«C’est en partie pour cela, pour nous transmettre un message, que Jésus-Christ est venu sur cette terre. Il est venu comme un homme et a vécu trente ans parmi nous afin de nous expliquer que Dieu nous aime, et qu’il a donné son fils en sacrifice afin de porter à notre place nos fautes et notre condamnation, nous ouvrant ainsi les portes du pardon et du salut éternel. Il n’avait pas d’autre moyen que de devenir homme lui-même pour nous faire connaître sa mission, et le chemin qui mène à Dieu».
Cette histoire véridique nous rappelle le sens de Pâques, et le message de Jésus-Christ qui a dit: «Je suis le chemin, la vérité et la vie, nul ne vient au Père (à Dieu) que par moi» (La Bible).
F.K.